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L'Abbaye aux Dames : appartement et cellules |
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Le cloître
Remis au jour en 1986, lors de fouilles archéologiques, ce cloître
était autrefois clos par des galeries couvertes. Celle qui longeait
l'église, au nord, était entièrement voûtée d'ogives. La galerie
ouest a livré une partie des arcatures du 15e siècle
qui supportaient probablement un toit en appentis. Le dégagement
de la galerie sud a permis de retrouver les bases d'une porte
du 15e siècle, sans doute l'entrée du réfectoire
médiéval. Le sol du promenoir est au niveau de celui du 15e
siècle.
L'appartement de l'Abbesse 
(ler palier intermédiaire)
Cette pièce aux voûtes ornées de clefs sculptées et ses deux
annexes furent peut-être ajoutées au 18e siècle et
utilisées par l'Abbesse comme logis particulier ou pièces d'apparat.
L'exposition permanente "L'Abbaye aux Dames, neuf siècles
d'histoire" y est présentée : textes et iconographies expliquent
l'évolution architecturale du monument, les deux maquettes de
Philippe Velu permettent de mieux comprendre le site au 15e
siècle et aujourd'hui, la fresque de Pierre Samson illustre
les événements qui ont jalonné la vie de l'Abbaye, de sa fondation
à nos jours.
Les cellules des moniales

Au premier étage du bâtiment conventuel,
reconstruit après 1648, quarante-cinq cellules s'ouvrent sur
un long couloir central. De dimensions variables (celle ouverte
à la visite est la plus petite de toutes) les cellules sont
toutes voûtées en arc de cloître, parfois fourré avec de la
brique par économie ou souci d'allégement. Elles pouvaient,
au 17e siècle, être meublées d'un lit, d'un oratoire,
d'une table, d'un escabeau, d'un crucifix. L'accès à ce couloir
date sans doute de la première reconstruction en 1608, car la
voûte de la seconde restauration, après l'incendie de 1648,
vient recouvrir une partie du décor. Le blason de l'Abbesse
Françoise de Foix a été martelé à la Révolution. |