 |
| À Geay, l'Église Notre-Dame de lAssomption |
 |
 |
 |
La pureté des volumes
Geay était une cure dépendant de l'abbaye auvergnate de la Chaise-Dieu, d'obédience
bénédictine, mais marquée par une application très austère de la règle. Cette
sobriété a marqué l'architecture de l'église dont le plan simple est cependant
conforme aux modèles saintongeais. On peut comparer son profond chevet polygonal à trois
registres d'arcatures superposées de ceux de Rétaud et Rioux dont il
diffère cependant par la grande retenue et le raffinement de l'ornementation.
La façade occidentale est, elle, d'une grande austérité, rythmée seulement par quatre
hauts contreforts.
C'est donc essentiellement pour la pureté de ses volumes et sa remarquable homogénéité
stylistique - à l'exception du clocher gothique - que l'on peut considérer cette église
comme un des plus beaux exemples du roman saintongeais. |

Coupole sur trompes de la croisée du transept avec sa couche
carrée ornée d'arcatures |
|
 |
 |
 |
 |
 |
Un "passage berrichon"
Les aspects exceptionnels de cet édifice sont perceptibles à l'intérieur.
Il s'agit notamment du rétrécissement de la croisée du transept pour passer d'un plan
barlong à une travée carrée .
De ce fait l'arc triomphal séparant la nef du transept
est cantonné d'un passage latéral vers le croisillon sud
.
On appelle cela un "passage berrichon", bien
qu'il s'en trouve un certain nombre en Saintonge.
Une litre funéraire.
Au nord est implanté un escalier d'accès au clocher .
On remarquera aussi la fausse galerie à arcatures, peu
courante dans la région, qui soutient la coupole sur trompes
à la croisée (voir illustration).
On peut également signaler un phénomène rare : des traces
de bande noire
laissent deviner l'existence d'une litre funéraire qui
était peinte sur le chevet, à l'extérieur, et non pas
à l'intérieur.
L'église est classée Monument Historique en 1907.
XIIesiècle |
|