|
| |
|
 |
  |
  |
|
 |
| Aix,
une île au Midi-Atlantique |
|
|
Sur
la carte satellite du Département de la Charente-Maritime, l'Ile-d'Aix
est un croissant de terre niché dans le détroit du Pertuis d'Antioche,
entre Ré, Oléron et l'estuaire du Fleuve Charente.
Les habitants de l'Ile et leurs
partenaires ont su faire de l'une des plus petites Communes
de France un site touristique réputé. |

A l'extrémité méridionale
de l'île d'Aix,
le fort de la Rade |
| Aix
décline, sur à peine plus de 2 km 2, un patrimoine
historique et naturel d'une grande diversité. Trois forts, des
forêts de pins et de chênes verts, des plages et un petit bourg
de conception militaire, des rues aux noms napoléoniens et un
musée national à la mémoire de l'Empereur, n'en sont pas les
seuls attraits. |
 |
 |
Les
Aixois ont su préserver la réputation du territoire
qu'ils donnent à voir.
Les visiteurs déambulent de
sites en monuments à pied ou à vélo.
Les voitures sont laissées, sur le continent, au point d'embarquement
de la Pointe de la Fumée, sur la Presqu'île de Fouras. Une traversée
de 20 minutes environ permet à chacun de faire "la coupure"
et de s'ouvrir à l'atmosphère de l'Ile. La beauté du site ne
repose pas seulement sur la richesse de son patrimoine. Les
Aixois ont choisi depuis longtemps le plus pratique, le plus
silencieux et le moins polluant des véhicules : le vélo à remorque,
dit "remorque à vélo". L'Ile-d'Aix se regarde, s'écoute
et se respire. Aux
sources d'un patrimoine roman.
Au XI ème siècle, les Ducs
d'Aquitaine s'appuient sur l'Ordre de Cluny, principal bénéficiaire
de leurs donations. Isembert de Châtelaillon fait don de l'Ile
aux moines de Cluny (1067) et, bientôt, le Prieuré de Saint-Martin
assoie son influence. Aux abords du Prieuré, se développe un
petit bourg. Au cour de l'actuel Pays des Vals-de-Saintonge,
l'Abbaye de Saint-Jean-d'Angély a enrichi le patrimoine de l'Ordre.
En Saintonge Romane, c'est l'Abbaye de Saint-Eutrope de Saintes
qui est confiée aux Clunisiens. A la fin du XI ème siècle, près
de cent-cinquante cinq édifices religieux, monastères et églises
romanes, surplombent les territoires fertiles de la Saintonge. |
 |
 |
Un
site stratégique.
Dés la fin du XII ème siècle,
l'Ile-d'Aix devient un site stratégique pour l'Angleterre qui
le dispute à la France.
Aux portes atlantiques du Royaume de France, et durant tout
le XIII ème siècle, les attaques des navires anglais se succèdent.
A partir de 1286, l'estuaire de la Charente sépare une Saintonge
anglaise de la Saintonge française. |

Sur le littoral Rochefortais,
à Fouras,
la pointe de la Fumée |
 |
 |
 |
Dans
la tourmente des Guerres de religion. Au
milieu du XV ème siècle, Aix est ruinée. La famine, la guerre
et les épidémies ont décimé la population. La peste frappe périodiquement
le continent et ses îles. Les seigneurs de la Saintonge, de
l'Angoumois et du Poitou soutiennent la reconstruction du territoire.
Moins d'un siècle plus tard, la Réforme est prêchée dans les
îles d'Arvert. L'Histoire emporte une fois de plus dans sa mouvance
le petit territoire de l'Ile-d'Aix. L'Ile-d'Aix servira, comme
les Iles de Ré et d'Oléron, de point d'appui au Cardinal de
Richelieu lors du Siège de La Rochelle. Les navires du Roi investissent
les îles et l'embouchure du fleuve Charente. Ils y réquisitionnent
les embarcations disponibles. Ils y reconstituent leurs réserves
de vivres et de munitions.
L'armement de navires de guerre.
L'Ile-d'Aix ne sera fortifiée
qu'à la fin du XVII ème siècle. La construction de l'Arsenal
de Rochefort (1666) conduit Colbert à penser la défense militaire
de l'embouchure de la Charente. Des projets sont avancés pour
l'édification de Fort-Boyard.
La construction des forts de Fouras, de l'île Madame, du Château-d'Oléron
et, au nord du Pertuis d'Antioche, de Saint-Martin-de-Ré, répondra
aux mêmes objectifs. |
 |
1757 : Carte topographique
"dédiée et présentée au Roy"
 |
La
protection de la Rade de l'Ile-d'Aix est devenue essentielle.
Les vaisseaux de
guerre que le Roi fait construire dans le nouvel Arsenal ne
peuvent pas tous être armés à Rochefort. Le tirant d'eau du
fleuve Charente est relativement faible et les navires les plus
importants sont trop lourds pour être remontés jusqu'à la mer.
Ils sont souvent armés dans la Rade de l'Ile-d'Aix et abrités
dans les rades des Trousses et de la Pérotine. De plus, la Marine
royale a bientôt besoin d'un entrepôt pour les canons de fer,
les ancres, les poudres, les boulets et les affûts. En 1692,
le tracé des fortifications est mis à plat par Ferry, sur les
instructions de Vauban. La petite batterie de la Pointe de l'Ile-d'Aix,
ou Pointe Sainte-Catherine, devient "le Fort de la Rade". |
 |
Le
Fort de la Sommité est construit, à partir de 1810, sur les
ordres de Napoléon.
Des blocs de pierre sont charriés, depuis les carrières de Saint-Savinien,
sur le fleuve Charente. Le Fort est bientôt doté de 4 bastions
et peut abriter toute la population de l'Ile. Un épais remblai
de terre et un glacis enherbé le dissimulent aux regards des
Anglais. En 1812, et suite au décès du Colonel du même nom mort
en Campagne de Russie, le Fort de la Sommité devient le Fort
Liédot. Le Fort Liédot, comme le Fort Enet, serviront de cible
de tir. Entre 1863 et 1864, l'armée teste la résistance et la
puissance de l'armement qui annonce, et provoquera, l'inutilité
de Fort-Boyard : l'artillerie rayée |
|
|
|