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| Dans
l'enceinte du Château de Surgères, l'église Notre-Dame |
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Au XI ème siècle, de 1070 à 1080, Hugues Maingot faisait construire,
sous la maîtrise d'ouvrage des Abbés de Vendôme, Notre-Dame-de-Surgères.
Edifié au centre de l'église Notre-Dame-de-Surgères,
le clocher irradie aujourd'hui, du son de ses quatre cloches,
le cour de l'ancienne province d'Aunis.
Ce sont les 16 faisceaux de colonnettes extérieures qui portent
au loin leur mélodie. La cloche la plus imposante, lourde de
420 kilos, est classée. Sa confection date de 1787. Les longues
baies qui percent ce clocher octogonal surplombent la plus petite
des anciennes provinces du Royaume de France. Comme l'actuel
Pays d'Aunis, l'Aunis s'ouvrait alors, au nord, sur le Marais
Poitevin et à l'ouest sur l'Océan Atlantique. |
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Entre
ciel et terre La façade
de Notre-Dame-de-Surgères, large de 23 mètres, est sans aucun
doute la partie la plus impressionnante de l'église. Imposante,
richement ornée, elle témoigne avec force de ce que fut la splendeur
du Roman.
Cette façade, développée en largeur, déborde de chaque côté
des nefs de plus de deux mètres. Elle est délimitée par de puissants
faisceaux de colonnettes dissymétriques. Deux corniches à modillons
et métopes scandent ce développement horizontal. Le portail
en plein cintre est encadré par 6 arcades aux cintres légèrement
rehaussés. Une moulure prolonge les tailloirs des chapiteaux
et cerne un petit tympan dans cinq de ces arcades. Une frise
en guirlande, portée par 116 personnages, souligne le bandeau
des modillons. |
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Sirène
et perles de pierre Les
voussures du premier niveau sont ornées de lignes de filets
perlés, de dents de scie triangulaires, de damiers en carré
ou en losange, de rondins, de besants et de pointes de diamant.
Les chapiteaux, la corniche à modillons et métopes traduisent,
quant à eux, la richesse et la diversité des références symboliques
de l'époque. Le fantastique bestiaire roman y évolue dans le
relief de la pierre. Monstres, dragons ailés, oiseaux et griffons,
une sirène et des diablotins, y côtoient des représentations
des signes du zodiaque et des travaux des champs, des montreurs
d'animaux, un orgueilleux piqué par un serpent, un voluptueux
piqué au ventre ou un singe jouant de la harpe, et avoisinent
aussi bien les éléphants bibliques qu'une scène de la Pesée
des âmes. |
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Les Cavaliers de Notre-Dame-de-Surgères
Le deuxième étage, dont
les archivoltes et les voussures des quatre arcatures sont également
richement ornementées, a subi de plus importantes transformations.
Seule l'arcade de droite correspond exactement à celle
qu'elle surmonte. La fenêtre centrale, moderne, est accostée
au dessus de sa ligne d'imposte par deux hauts reliefs figurant
des cavaliers. Il pourrait s'agir d'une représentation
du Christ triomphant et, à droite, de Constantin. Très
long, le manteau du cavalier de gauche couvre en partie la croupe
de son cheval. A droite, le second cavalier foule au pied son
ennemi. Il est également possible de voir dans ces cavaliers
les fondateurs de l'église : Geoffroy Vendôme et
Hugues de Surgères. |
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