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| Résistance : les
Eglises du Désert |
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Tenter
de quitter le Royaume, assister à une assemblée du Désert ou
donner asile à un prédicant, entraînait, pour chaque Protestant,
le risque de mourir aux galères.
Les Assemblées du Désert
Après la révocation, en 1685, de l'Edit de Nantes (1598), les Protestants dAunis
et Saintonge, défiant les menaces, les interdictions et les condamnations, créent une
église clandestine. Ils l'appelleront Eglise du Désert, en mémoire des souffrances
endurées par le peuple dIsraël à sa sortie dÉgypte.
Des assemblées de plus en plus importantes sont organisées. Elles réunissent, à
lécart des villages et des routes principales, dans les dunes et dans les bois de
lactuelle Charente-Maritime, des centaines, voire des milliers de participants.
Progressivement, le Culte se réorganise,
les Pasteurs célèbrent la cène et enregistrent baptèmes et mariages.
Le
méreau, un signe de reconnaissance
Le méreau de Saintonge servait de signe de reconnaissance aux participants de ces
assemblées prohibées. Les modèles de ce jeton variaient selon les paroisses, mais le Méreau "au
berger" circula dans tout le sud-ouest de la France, de la Saintonge à l'Agenais.
Les Maisons d'oraison
Trop fréquentées, les assemblées attirent bientôt dangereusement l'attention. Des
échauffourées éclatent entre les assistants et les soldats du Roi.
Pour éviter ces rassemblements trop exposés, Jean-Louis Gibert, pasteur du Désert,
aménage d'anonymes granges en "Maisons doraison". Il exercera son
ministère en Saintonge de 1751 à 1763. Les Protestants sy réunissent en petit
nombre, et Breuillet, Avallon, Royan, Chaillevette et Cozes ont bientôt un lieu de culte.
Les Maisons d'oraison n'auront pas leur équivalent en France. En 1754, Jean-Louis Gibert, condamné à mort par
contumace, rejoint lAmérique. Il est accompagné d'autres Saintongeais. |
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