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| La Charente-Maritime,
un port entre Terre et mer |
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Lorsque
Christophe Colomb arme ses trois premiers navires, la Santa
María, la Pinta et la Niña, l'Aunis et la Saintonge sont déjà
riches des transactions qu'elles opèrent, depuis le Moyen Age,
avec les pays consommateurs de sel et de vin.
La découverte du Nouveau Monde ouvre, au XVI ème siècle, un
gigantesque trafic transatlantique. Les territoires de la Charente-Maritime
se placent tout naturellement dans la dynamique de ces nouveaux
échanges. Le littoral de l'actuel Département, enrichi par la
permanence de ses traditions commerciales, conforte sa position
de plaque tournante des échanges terrestres et maritimes.
Du Pays d'Aunis, en bordure de Sèvre, au Pays de la Haute-Saintonge,
sur l'Estuaire de la Gironde, de Ré à Oléron, le commerce génère
toujours plus de richesses. Les marins saintongeais, déjà impliqués
dans le négoce bordelais, sont de plus en plus sollicités par
les armateurs de La Rochelle. |
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En bordure de Seudre,
le Chenal de la Tremblade |
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La
"mer des Pertuis" vie au rythme des flottes
saisonnières. Les négociants chargent le sel des marais
de Brouage, de Ré ou d'Oléron, emportent le vin et l'eau
de vie ou débarquent les morues de Terre Neuve et le sucre
des "îles d'Amérique".
Durant plus de deux siècle, le petit cabotage s'intensifie
sur tout le littoral l'actuelle Charente-Maritime. Toutes
sortes de voiles sillonnent la côte et les fleuves du
Département.Ce sont les voiles des lourds navires marchands,
des barques côtières et, sur l'Estuaire de la Gironde,
des petites yoles saintongeaises.
Ce seront bientôt celles, avec la création de Rochefort,
des vaisseaux de guerre du Roi. |
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