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Consac, l'église Saint-Pierre |
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L'église
Saint-Pierre reflète les courants artistiques dont le Pays de
la Haute-Saintonge est traversé, entre le XI ème et le XVII
ème siècles. Au sud, une nef rustique, à petites fenêtres à
linteau gravé (l'une a été agrandie au Gothique) précède un
chour plus élevé, à chevet plat, fait de belles pierres. La
fenêtre, dont l'arc est brisé, révèle l'époque gothique (XIIIe).
Il en est de même pour le niveau supérieur du clocher. Le registre
moyen, orné de colonnettes, est encore d'esprit roman, mais
d'un roman plus élégant que la nef. L'escalier masque lourdement
le raccord entre la nef et le chour.
A l'intérieur, la nef est très simple, faite pour être couverte
d'une simple charpente. Le chour portait des voûtes d'ogives.
La série de chapiteaux ornés de motifs géométriques, et placés
sous le clocher, suscitera la curiosité des connaisseurs. S'agit-il
d'ouvres anciennes du XI ème siècle, ouvres que ne marquent
pas encore l'arrivée massive des chapiteaux à feuillage inspirés
de l'art antique ? La forme des corbeilles peut le laisser supposer.
S'agit-il tout simplement de créations de type archaïque, datant
de la fin du même siècle ?
L'église, commencée au XI ème siècle, présente trois chapelles.
Celles-ci sont disposées, comme les feuilles d'un trèfle, autour
du clocher. La coupole et la partie médiane du clocher seront
achevées au XII ème siècle. Au XIII ème siècle, le chour roman
est remplacé par un chour gothique et le clocher est rehaussé.
L'église était rattachée à un prieuré de Cluny au XIV ème siècle.
Ce n'est qu'au XVI ème et XVII ème siècle que des agrandissements
seront entrepris au nord de l'édifice.  |
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A
proximité, Saint-Dizant-du-Bois, Sémillac et Saint-Martial-de-Mirambeau.
Le bel édifice un peu sévère de Saint-Dizant-du-Bois
s'ouvre sur un portail encadré de deux arcades latérales très
hautes. Cette formule, rare, montre le souci des architectes
de ne pas se répéter.
A Sémillac, ou Saint-Didier, la nef à petit appareil et les
fenêtres à linteau sculpté est, à l'intérieur, épaulée par des
arcades. A l'entrée du chour sont conservés des chapiteaux archaïques.
On distingue également l'amorce d'une décoration murale, arcades
et arcature, qui évoquent celles de Saint-Thomas-de-Conac.
L'abside a été transformée en sanctuaire à chevet plat, avec
réemploi d'éléments de pierre divers (visibles à l'extérieur,
au sud surtout). Le portail de la façade structurée a été monté
sur des chapiteaux anciens retournés. Saint-Martial-de-Mirambeau
est un ancien prieuré de Saint-Martial-de-Limoges. L'édifice,
hétérogène, a sans doute été doté d'un transept, aujourd'hui
disparu. Le clocher est sévère et imposant, avec ses deux étages
d'arcatures. Un oiseau picorant une énorme grappe de raisin
orne un chapiteau placé à l'intérieur sur un fût de colonne. |
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